dimanche 29 janvier 2012

La Mauritanie menacée par l’instabilité au Mali au Sénégal.




12:38
La Mauritanie menacée par l’instabilité au Mali au Sénégal.
La violence au Sénégal suscitée par la validation par le Conseil constitutionnel de la candidature du président sortant MeAbdoulaye Wade à l’élection présidentielle de février prochain, augure-t-elle d’un risque d’implosion chez nos voisins du Sud ?

Rien n’est moins sûr, surtout si l’on sait que le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis politiques de l’opposition et de la société civile contestant la candidature du président Abdoulaye Wade, a appelé les Sénégalais à « marcher sur le palais de la République pour en déloger son locataire ».

Déjà, il y a eu mort d’un policier survenue lors de violences entre policiers et jeunes opposants à une nouvelle candidature du président Wade et les risques d’implosion sont bien réels dans ce pays.

Un autre voisin en l’occurrence celui du Mali fait l’objet lui aussi de troubles qui menacent sa stabilité. En effet, les affrontements qui ont éclaté il y a quelques semaines entre forces armées maliennes et les combattants du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) ne sont pas de nature à favoriser la paix dans ce pays.Ces troubles outre frontières constituent autant de menaces pour notre pays.

La preuve ? L’arrivée en masse de plusieurs maliens dans nos villes de l’Est du pays qui fuient la guerre chez eux est une inconnue qu’il faudra gérer avec minutie. De même, qu’au Sénégall’instabilité du pays pourrait se répercuter négativement sur la forte colonie mauritanienne basée dans ce pays depuis des lustres.

Le retour de celle-ci au pays est un défi que nos autorités doivent envisager au cas où la situation dégénère chez notre voisin sénégalais. Autant dire que l’instabilité dans ces deux Etats aura forcément des répercussions sur notre pays.

Prions alors pour que les choses se tassent vite chez nos voisins pour nous permettre de nous concentrer sur d’autres priorités qui s’imposent à notre gouvernement comme les risques de famine.

Mohamed Salem Ould Haiba



Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org