La police a lancé vendredi une grenade lacrymogène dans une mosquée à Dakar, ce qui a provoqué la colère de centaines de fidèles, de jeunes et de badauds qui se trouvaient à proximité, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'incident s'est produit en fin d'après-midi dans le quartier Sandaga (centre-ville) alors que la tension provoquée par l'interdiction d'une manifestation de l'opposition sur la Place de l'Indépendance proche commençait à retomber.
De 200 à 300 personnes excédées criaient "Allah Akhbar (Dieu est grand)" ou encore, à l'adresse des policiers: "Vous dépassez les bornes". Plusieurs centaines de fidèles ont entamé un sit-in devant la mosquée où s'est produit l'incident. Des imams ont parlementé avec des policiers et obtenu de faire reculer un camion surmonté d'un canon à eau.
Parallèlement, des affrontements sporadiques opposaient des manifestants qui lançaient des pierres aux policiers ripostant avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes.
Des hommes en civil armés de fusils à pompe circulaient à bord de véhicules 4X4 noirs banalisés pour pourchasser les manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP. Certains avaient le visage couvert d'une cagoule noire.
Le Mouvement du 23 juin (opposition et société civile) avait appelé vendredi à manifester sur la place de l'Indépendance, dans le quartier administratif et des affaires de la capitale, près du palais présidentiel, pour exiger le retrait de la candidature du président Wade à l'élection présidentielle du 26 février.
Les accès à la place ont été bloqués par d'importantes forces de sécurité et des incidents entre jeunes et policiers se sont produits dans les rues adjacentes.
Les jeunes lançaient des pierres contre la police qui ripostait à l'aide de gaz lacrymogènes. Dans d'autres rues, des jeunes ont mis le feu à des barricades de fortune composées de pneus, poubelles, détritus, avant d'être dispersés par les policers utilisant balles en caoutchouc et grenades lacrymogènes.
Agence France-Presse
L'incident s'est produit en fin d'après-midi dans le quartier Sandaga (centre-ville) alors que la tension provoquée par l'interdiction d'une manifestation de l'opposition sur la Place de l'Indépendance proche commençait à retomber.
De 200 à 300 personnes excédées criaient "Allah Akhbar (Dieu est grand)" ou encore, à l'adresse des policiers: "Vous dépassez les bornes". Plusieurs centaines de fidèles ont entamé un sit-in devant la mosquée où s'est produit l'incident. Des imams ont parlementé avec des policiers et obtenu de faire reculer un camion surmonté d'un canon à eau.
Parallèlement, des affrontements sporadiques opposaient des manifestants qui lançaient des pierres aux policiers ripostant avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes.
Des hommes en civil armés de fusils à pompe circulaient à bord de véhicules 4X4 noirs banalisés pour pourchasser les manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP. Certains avaient le visage couvert d'une cagoule noire.
Le Mouvement du 23 juin (opposition et société civile) avait appelé vendredi à manifester sur la place de l'Indépendance, dans le quartier administratif et des affaires de la capitale, près du palais présidentiel, pour exiger le retrait de la candidature du président Wade à l'élection présidentielle du 26 février.
Les accès à la place ont été bloqués par d'importantes forces de sécurité et des incidents entre jeunes et policiers se sont produits dans les rues adjacentes.
Les jeunes lançaient des pierres contre la police qui ripostait à l'aide de gaz lacrymogènes. Dans d'autres rues, des jeunes ont mis le feu à des barricades de fortune composées de pneus, poubelles, détritus, avant d'être dispersés par les policers utilisant balles en caoutchouc et grenades lacrymogènes.
Agence France-Presse